Tempo em Setúbal

Mostrar mensagens com a etiqueta Léo Ferré. Mostrar todas as mensagens
Mostrar mensagens com a etiqueta Léo Ferré. Mostrar todas as mensagens

quarta-feira, 8 de dezembro de 2010

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans - Léo Ferré


.
.
slafarga | 22 de Setembro de 2007 | utilizadores que gostaram deste vídeo, 0 utilizadores que não gostaram deste vídeo
Résumé de la vie du poète Arthur Rimbaud avec la musique de Léo Férre.
.
Léo Ferré
ON N'EST PAS SÉRIEUX QUAND ON A DIX-SEPT ANS
Poème d'Arthur Rimbaud ("Roman"), 1870


On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!
On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin!
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière.
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière...

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche ...

Nuit de juin! Dix-sept ans! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite, là, comme une petite bête...

Le coeur fou robinsonne à travers les romans,
- Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire!...

Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
- On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.


À la page des textes de Léo Ferré
À la page des textes
.
.
http://www.frmusique.ru/texts/f/ferre_leo/onnestpasserieuxquandonadixseptans.htm
.
RIMBAUD : Roman (1870)

Commentaire rédigé
.
Plan La nature propice aux sentiments 1-la rencontre amoureuse à dix-sept ans 2-entre les réparties de Nina et mes petites amoureuses 3-une critique du lyrisme romantique
. Le jeu de la séduction 1-le coup de foudre 2-le refus de s'engager
. Une ironie constante 1-les robinsonnades, des aventures 2-le romanesque, le rêve
Le titre "roman" reprend l'étimologie du substantif, une narration d'aventures une étude de moeurs, une analyse de sentiments ou de passions. Les romans sont souvent des fictions. Dans ce poème Rimbaud fait tout une critique de ses aventures amoureuses d'adolescent encore bien naif.
. La nature propice aux sentiments On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans qui commence et termine le poème apparait comme la raison de ses échecs amoureux. La diérèse sur sérieux traduit l'insistance sur cet âge ingrat et naif fait d'illusions, de chimères et de maladresses. Le pronom "on" donne une universalité à sa pensée dans laquelle tout lecteur peut se reconnaitre. Déjà dans "les réparties de Nina" on notait un décalage entre l'homme lyrique (tout le poème) et la femme beaucoup plus prosaique (3 mots en répartie "et mon bureau" ?) expliquant son échec amoureux. Ses illusions, son avatar féminin commencé par "les réparties de Nina" prendront cruellement fin dans "mes petites amoureuses" "Ô mes petites amoureuses, Que je vous hais !"..
. L'année suivante en 1871, Rimbaud professera le plus grand mépris pour les élans lyriques des romantiques, la rencontre amoureuse dans la nature. Rimbaud se moque de la description lyrique des romantiques qui affectionnent les natures grandiose. Ici le cadre est banal fait de tilleuls, des arbres très courants. Beaucoup de termes de ce poème se retrouvaient dans le précédent, sève, champagne.
. Un jeu de séduction Comme dans les fêtes galantes de Verlaine, les adolescents se livrent au jeu de la séduction, l'adolescente qui apparait n'est pas une beauté plastique, elle est d'abord métaphorisée prosaiquement en "chiffon", elle a des petits airs charmants mais est affublée de diminutifs, elle est petite, semble soumise à son père, inaccessible. Mais on peut se prendre et se laisser prendre au jeu de la séduction, devenir amoureux sur un simple regard, un retournement. Le retournement devient bouleversement car l'amour impose de s'engager à deux malgré les divergences. Lorsque la réalité prend le pas sur le romanesque, sur l'imaginaire des sonnets amoureux et lorsqu'elle lui répond par lettre notre auteur qui a peur de s'engager abandonne rapidement la partie et retourne avec ses amis. "On n'est pas sérieux" traduit qu'on ne recherche pas à dix-sept ans l'amour pour toujours mais quelque chose d'éphémère pour assouvir un désir. En outre on manque d'expérience, on a peur d'être maladroit et de tout compromettre. Même si ce besoin amoureux correspond ici à un besoin de changer d'air, des fréquentations masculines habituelles des cafés, notre auteur voulait simplement connaître le plaisir de l'amour même fulgurant.
. Une ironie constante Les amours d'été d'adolescent sont souvent sans lendemain et chacun reprend sa vie près de ses parents comme un nouveau cycle. Les robinsonnades, néologisme qui renvoie à Robinson Crusoe constituent pour chaque adolescent un rêve d'aventures, favorisé par les mois d'inactivité scolaire de l'été. Ce seront des souvenirs à raconter à la rentrée lorsque l'imaginaire prendra le relai. Rimbaud égratigne les romantiques avec leur cadre grandiose, les lacs propices aux épanchements amoureux. Ici tout est simple et agréable et l'amour se résume à un baiser, pas de descriptions pompeuses mais seulement des points de suspension dans lesquels chacun peut imaginer la suite.
. Conclusion Dans ce poème Rimbaud évoque vers la fin de l'été, une aventure amoureuse en cours. Toutefois le "vous" utilisé rend ce roman applicable à tout lecteur. Ce n'est donc pas un poème de la rencontre unique, mais une sorte de "diagnostic" porté sur les rêves d'amour à 17 ans.
.

http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/roman.html
.

terça-feira, 7 de dezembro de 2010

Vingt ans - Léo Ferré


.
.
videosleoferre | 4 de Julho de 2009 | utilizadores que gostaram deste vídeo, 0 utilizadores que não gostaram deste vídeo
Concert enregistré au TLP Déjazet en 1988

Vingt ans


Pour tout bagage on a vingt ans
On a l'expérience des parents
On se fout du tiers comme du quart
On prend le bonheur toujours en retard
Quand on aime c'est pour toute la vie
Cette vie qui dure l'espace d'un cri
D'une permanente ou d'un blue jean
Et pour le reste on imagine

Pour tout bagage on a sa gueule
Quand elle est bath ça va tout seul
Quand elle est moche on s'habitue
On se dit qu'on est pas mal foutu
On bat son destin comme les brèmes
On touche à tout on dit je t'aime
Qu'on soit de la Balance ou du Lion
On s'en balance on est des lions...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a des réserves de printemps
Qu'on jetterait comme des miettes de pain
A des oiseaux sur le chemin
Quand on aime c'est jusqu'à la mort
On meurt souvent et puis l'on sort
On va griller une cigarette
L'amour ça se prend et puis ça se jette

Pour tout bagage on a sa gueule
Qui cause des fois quand on est seul
C'est ce qu'on appelle la voix du dedans
Ça fait parfois un de ces boucans
Pas moyen de tourner le bouton
De cette radio on est marron
On passe à l'examen de minuit
Et quand on pleure on dit qu'on rit...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a une rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant de mourir
Quand on aime c'est pour tout ou rien
C'est jamais tout c'est jamais rien
Ce rien qui fait sonner la vie
Comme un réveil au coin du lit

Pour tout bagage on a sa gueule
Devant la glace quand on est seul
Qu'on ait été chouette ou tordu
Avec les ans tout est foutu
Alors on maquille le problème
On se dit qu'y a pas d'âge pour qui s'aime
Et en cherchant son cœur d'enfant
On dit qu'on a toujours vingt ans...
.
.

.
.
gluups | 3 de Setembro de 2010 | utilizadores que gostaram deste vídeo, 0 utilizadores que não gostaram deste vídeo
Montage photos avec : Guillaume Depardieu, Gérard Depardieu, Juliet Berto, Isabelle Huppert, Annie Girardot, Jean-paul Belmondo, Jodie foster, Gary Oldman, Daniel Gélin,Serge Reggiani,Simone Signoret, Arletty, Jean-Louis Barrault, Anna Karina, Léo Ferré, son fils et tous les autres...
.
.

terça-feira, 30 de novembro de 2010

Léo Ferré chante Rimbaud : Les poètes de sept ans


.
.

jefka59 | 24 de Abril de 2009 | 45 utilizadores que gostaram deste vídeo, 0 utilizadores que não gostaram deste vídeo
Léo Ferré expliqué : http://jefka.centerblog.net/
.
.
Les Poètes de sept ans
À M. P. Demeny.
Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.
Tout le jour, il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
À se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son oeil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !
À sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rios*, savanes ! - Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'oeil brun, folle, en robes d'indiennes,
- Huit ans, - la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,
Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
- Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.
Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient, chaque nuit, dans l'alcôve.
Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
- Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !
Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulement, déroutes et pitié !
- Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, - seul et couché sur des pièces de toile
Écrue, et pressentant violemment la voile !
A. R.
26 mai 1871
- *La lecture habituelle "rives" est fautive. Erreur signalée par Steve Murphy à Pierre Brunel (Rimbaud, Oeuvres complètes).
.
- Texte de la lettre à Paul Demeny du 10 juin 1871 (manuscrit de l'ancienne collection Alfred Saffrey).
- Première publication dans la Nouvelle Revue française, 1er octobre 1912

.
.
http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Poetes.html
.
.

quarta-feira, 6 de outubro de 2010

Aragon / Leo Ferre - Je chante pour passer le temps


.

leonocusto2008 | 13 de Abril de 2009
"Je chante pour passer le temps"
詩:アラゴン
曲・歌:レオ・フェレ


Je chante pour passer le temps
Petit qu'il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le coeur content
A lancer cailloux sur l'étang
Je chante pour passer le temps

J'ai vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j'ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n'est plus pareil
J'ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d'avec la gloire
Nos yeux furent premiers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l'alouette à nos genoux
Allons que ces doigts se dénouent

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu'importe à présent qu'on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s'est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et j'en dirais et j'en dirais
Tant fut cette vie aventure
Où l'homme a pris grandeur nature
Sa voix par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et j'en dirais et j'en dirais

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s'use l'archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l'ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante

Je passe le temps en chantant
Je chante pour passer le temps
.
.
LOUIS ARAGON
(Le roman inachevé, 1956)
.
.

terça-feira, 28 de setembro de 2010

Avec le Temps - Léo Ferré


.



claudius94 | 11 de Maio de 2007
une des plus grande chanson francaise
.

Léo Ferré - Avec Le Temps

Música enviada por: Letras de Músicas
Avec le temps

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie le visage et l'on oublie la voix

Le coeur quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie

L'autre qu'on devinait au détour d'un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'a un' de ces gueules

A la Gal'rie j'Farfouille dans les rayons d'la mort

Le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre à qui l'on croyait, pour un rhume, pour un rien

L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l'on s'trainait comme trainent les chiens

Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie les passions et l'on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard, surtout ne prend pas froid

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l'on se sent floué par les années perdues

Alors vraiment

Avec le temps on n'aime plus.
.
.

http://avecletemps.leoferre.letrasdemusicas.com.br/
.
.

Ilusionismo Quadrilátero

ILUSIONISMO
.

* Victor Nogueira .
.
Ele há um tempo p’ra tudo na vida
Cantando hora, minuto, segundo;
Por isso sempre existe uma saída
Enquanto nós estivermos neste mundo.
.
Há um tempo para não fenecer
Há mar, sol, luar e aves com astros
Há uma hora p'ra amar ou morrer
E tempo para não se ficar de rastos.
.
P'ra isso e' preciso sabedoria
Em busca dum bom momento, oportuno,
Com ar, bom vinho, pão e cantoria,
Sem se confundir a nuvem com Juno.
.
1991.08.11 - SETUBAL