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terça-feira, 10 de setembro de 2013

Jean Ferrat - A l'été de la Saint-Martin


Etait-ce soir ou bien matin
Comme à l'arbre une fleur se penche
Elle était lundi et dimanche
A l'été de la Saint-Martin

Le soleil n'avait pas atteint
Sa peau de porcelaine blanche
Et son frémissement des hanches
Vous aurait fait chanter latin

[Refrain] :
A l'été
A l'été
A l'été de la Saint-Martin

Quand le ciel était incertain
Nous faisions feu de quatre planches
L'amour demeurait bleu pervenche
A l'été de la Saint-Martin

Le vin chantait dans les étains
Elle se pendait à ma manche
Et nous roulions en avalanche
De la table au lit de satin

[Refrain]

C'étaient mémorables festins
C'étaient délectables nuits blanches
Je priais que mon cœur ne flanche
A l'été de la Saint-Martin

L'amour avait l'odeur du thym
Et dans ses draps en ville franche
Ses jambes fuyaient comme tanche
Dont j'étais le menu fretin

[Refrain]

Sonnez sonnez vieux sacristains
Si le temps n'est plus aux pervenches
Amour n'est pas soif qui s'étanche
A l'été de la Saint-Martin

Sonnez sonnez vieux sacristains
Et que vos cloches se déclenchent
Si tous mes souvenirs s'épanchent
Notre amour tient bon ce qu'il tint

[Refrain]

terça-feira, 20 de agosto de 2013

Jean Ferrat - A l'ombre bleue du figuier

raphael551226

[Refrain] :
A l'ombre bleue du figuier
Passent passent les étés
A l'ombre bleu du figuier
Passent passent ils sont passés

J'étais comme les bergers
Un chien fou sur les talons
J'étais comme les bergers
Moitié blé moitié chardon
Voyant se lever le jour
J'y croyais à chaque fois
L'amour appelle l'amour
J'étais prince je suis roi

[Refrain]

Ivre comme les oiseaux
J'étais poussé par le vent
Ivre commes les oiseaux
Je me suis cogné souvent
J'allais cherchant dans la brume
Une lampe ou un drapeau
J'y ai laissé quelques plumes
Mais j'ai gardé mon chapeau

[Refrain]

A la bouche une chanson
Dans mon cœur un amour fou
A la bouche une chanson
J'ai rêvé que jusqu'au bout
On dira qui était-il
Me jetant des roses-thé
Moi je dormirai tranquille
Heureux d'avoir pu chanter

[Refrain]

sábado, 20 de julho de 2013

Jean Ferrat - Tu aurais pu vivre encore un peu



raphael551226

Tu aurais pu vivre encore un peu
Pour notre bonheur pour notre lumière
Avec ton sourire avec tes yeux clairs
Ton esprit ouvert ton air généreux

Tu aurais pu vivre encore un peu
Mon fidèle ami mon copain mon frère
Au lieu de partir tout seul en croisière
Et de nous laisser comme chiens galeux

Tu aurais pu vivre encore un peu

T'aurais pu rêver encore un peu
Te laisser bercer près de la rivière
Par le chant de l'eau courant sur les pierres
Quand des quatre fers l'été faisait feu

T'aurais pu rêver encore un peu
Sous mon châtaignier à l'ombre légère
Laisser doucement le temps se défaire
Et la nuit tomber sur la vallée bleue

T'aurais pu rêver encore un peu

Tu aurais pu jouer encore un peu
Au lieu de lâcher tes boules peuchère
Aujourd'hui sans toi comment va-t-on faire
Dans notre triplette on n'est plus que deux

Tu aurais pu jouer encore un peu
Ne pas t'en aller sans qu'on ait pu faire
A ces rigolos mordre la poussière
Avec un enjeu du tonnerre de Dieu

Tu aurais pu jouer encore un peu

On aurait pu rire encore un peu
Avec les amis des soirées entières
Sur notre terrasse aux roses trémières
Parfumée d'amour d'histoires et de jeux

On aurait pu rire encore un peu
Et dans la beauté des choses éphémères
Caresser nos femmes et lever nos verres
Sans s'apercevoir qu'on était heureux

On aurait pu rire encore un peu

Tu aurais pu vivre encore un peu
Ne pas m'imposer d'écrire ces vers
Toi qui savais bien mon ami si cher
A quel point souvent je suis paresseux

Tu aurais pu vivre encore un peu

quarta-feira, 10 de julho de 2013

Jean Ferrat - nuit et brouillard

woud90

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

quinta-feira, 20 de junho de 2013

Jean Ferrat - on ne voit pas le temps passer



On se marie tôt à vingt ans
Et l'on n'attend pas des années
Pour faire trois ou quatre enfants
Qui vous occupent vos journées
Entre les courses la vaisselle
Entre ménage et déjeuner
Le monde peut battre de l'aile
On n'a pas le temps d'y penser

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le coeur à le dire
On ne voit pas le temps passer

Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume
Les jours s'écoulent à l'envers
A peine voit-on ses enfants naître
Qu'il faut déjà les embrasser
Et l'on n'étend plus aux fenêtres
Qu'une jeunesse à repasser

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le coeur à le dire
On ne voit pas le temps passer

Elle n'a vu dans les dimanches
Qu'un costume frais repassé
Quelques fleurs ou bien quelques branches
Décorant la salle à manger
Quand toute une vie se résume
En millions de pas dérisoires
Prise comme marteau et enclume
Entre une table et une armoire

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le coeur à le dire
On ne voit pas le temps passer

segunda-feira, 10 de junho de 2013

Jean Ferrat - C'est Beau La Vie



Nicolas Pham

Photo : Nicolas Pham

Le vent dans tes cheveux blonds 
Le soleil à l'horizon 
Quelques mots d'une chanson 
Que c'est beau, c'est beau la vie 

Un oiseau qui fait la roue 
Sur un arbre déjà roux 
Et son cri par dessus tout 
Que c'est beau, c'est beau la vie....

quinta-feira, 11 de agosto de 2011

Jean Ferrat - Mourir au soleil


Jean Ferrat Mourir au soleil por Brel12
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Je voudrais mourir debout, dans un champ, au soleil,
Non dans un lit aux draps froissés,
A l'ombre close des volets,
Par où ne vient plus une abeille,
Une abeille ...

Je voudrais mourir debout, dans un bois, au soleil,
Sans entendre tout doucement,
La porte et le chuchotement,
Sans objet des femmes et des vieilles,
Et des vieilles ...

Je voudrais mourir debout, n'importe où, au soleil,
Tu ne serais pas là j'aurais,
Ta main que je pourrais serrer,
La bouche pleine de groseilles,
De groseilles ...


Paroles et Musique: Jean Ferrat   1967  "Jean Ferrat - Vol.1 (1999)"

quarta-feira, 10 de agosto de 2011

Jean Ferrat - C'est beau la vie


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Enviado por  em 16/03/2010
Jean Ferrat C'est beau la vie ; chanson réinterprétée par willy. Merci à vous monsieur Ferrat pour ces textes merveilleux ; la vie est belle et fragile, ll faut simplement ouvrir les yeux pour l'apprécier et la partager.
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Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
A jamais perdu pour moi

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie.

La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée

Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie.

Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie.
Paroles: Claude Delecluze & Michèle Senlis. Musique: Jean Ferrat   1963  "Jean Ferrat - Vol. 2 (1999)" note: Voir aussi version par Isabelle Aubret.
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Ilusionismo Quadrilátero

ILUSIONISMO
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* Victor Nogueira .
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Ele há um tempo p’ra tudo na vida
Cantando hora, minuto, segundo;
Por isso sempre existe uma saída
Enquanto nós estivermos neste mundo.
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Há um tempo para não fenecer
Há mar, sol, luar e aves com astros
Há uma hora p'ra amar ou morrer
E tempo para não se ficar de rastos.
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P'ra isso e' preciso sabedoria
Em busca dum bom momento, oportuno,
Com ar, bom vinho, pão e cantoria,
Sem se confundir a nuvem com Juno.
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1991.08.11 - SETUBAL